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La douleur.


Si la douleur est définie comme une expérience sensorielle et émotionnelle, désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.


Quand une douleur s’éveille, quand une gêne se fait sentir…

Qu’elle tétanise, que ce soit une sensation de brûlure, un tiraillement ou encore qu’une raideur s’installe.


Le choix premier est d’y réagir cherchant à éliminer le symptôme, prendre un médicament qui viendra soulager cet inconfort, ainsi sentir que nous prenons le contrôle sur le mal…


Et, puis dans un second temps, il y a un autre choix, plus audacieux, plus douloureux même, celui de traverser la douleur, de la prendre à bras le corps… Faire un avec elle et tendre l’oreille.


Choisir de se retirer du monde, et prendre le temps d’interroger faisant un état des lieux de son intérieur.


Choisir de s’éloigner des petites injonctions qui infectent un peu plus. Car oui, la douleur rend vulnérable et nous n’aimons pas vraiment ça.


Pourtant, dans sa définition la douleur est bien reliée à nos sentiments, à cette vie intérieure qui nous traverse en tout temps.

Elle peut être endormie bien longtemps par l’ignorance de sa présence, par le refoulement, par d’autres sentiments devenus presque « normaux » et aussi en utilisant la banalisation et les : « ça ira mieux demain », remettant toujours à plus tard ce qui est présent.


Ces comportements-là n’ont pas à être jugés, ils sont légitimes jusqu’au jour où il est peut-être temps de soulever le voile de l’illusion, de mettre en lumière cette part de soi qui a besoin de soin.


Chacun a sa manière de réagir face à la douleur, chacun avec son niveau de conscience et aussi de présence pour soi-même.


La douleur peut aussi se contaminer autour de soi, et envahir l’environnement qui impuissant ne trouve plus les mots.


La douleur est personnelle.


Alors, si le réconfort soulage sur l’instant, que ce soit par la présence d’une personne ou bien qu’elle soit anesthésiée par toutes formes d’addictions.


Chacun et chacune peut prendre son mal en patience, son mal pour un bien, son mal pour laisser partir une version de soi à qui, il est temps de dire au revoir.


Si la douleur est aussi de l’énergie tout comme une émotion, un sentiment.


Comme un mouvement qui va et qui vient…

Juste un mouvement…


Si je compare la douleur à une mélodie…

Et que je viens m’assoir à côté d’elle, que je me laisse traverser par son chant.


Si au passage, les larmes s’invitent…

Elles apaiseront le cœur et là, un sentiment de légèreté et de relâchement se feront sentir.


Que ce soit un chagrin, une perte de lien, un évènement traumatique, une peur qui paralyse.


Ou bien que sais- je…


Suivre la mélodie d’un cœur qui a besoin d’amour, de sa propre présence pour reconnaitre ce qui demande une attention particulière.


Comme un bobo de l’enfant qui vient de se blesser, il est si doux et réconfortant de souffler à l’endroit de la douleur avec un peu d’amour et de magie en laissant faire le temps.


Respirer plus fort et plus longuement sur ce quelque chose en soi.


Essayer et voir avec patience comme le pouvoir de l’intention, de l’énergie qui circule à nouveau librement, apaise.


Ce pouvoir est puissant.

Il est en chacun de nous pour notre plus grand bien et mieux-être.

Stéphanie


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